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Trail des Templiers : guide (vraiment utile) pour découvrir une course mythique, technique et chargée d’émotion

Départ à l’aube, foule, terrain exigeant : voici comment comprendre le Trail des Templiers et le préparer intelligemment (allure, technique, nutrition, ravitos) quand on le découvre.

Published January 13, 20266 min read1168 words
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Coureurs au lever du jour sur un sentier technique, ambiance course mythique

Trail des Templiers : pourquoi tout le monde en parle (même sans points UTMB)

Le Trail des Templiers fait partie de ces courses dont on entend parler avant même de s’y inscrire.
Pas parce qu’elle coche une case “circuit”, mais parce qu’elle coche une case beaucoup plus rare : l’émotion collective.

Et c’est exactement ce qui rend cette course difficile à résumer avec les mots classiques (“magnifique”, “mythique”, “à faire une fois”).
Oui… mais ce n’est pas la vraie information.

La vraie info, quand on découvre les Templiers, c’est :

  • départ très tôt (au lever de la nuit) :contentReference
  • 80 km-ish et ~3 400–3 500 m D+ sur le Grand Trail
  • énorme densité (environ 2 700 coureurs sur le Grand Trail) :contentReference
  • et un terrain souvent décrit comme exigeant / technique (donc coûteux mentalement)

Transparence : je n’ai pas encore couru les Templiers.
Mais je suis un traileur expérimenté, très “analytique”, et j’aborde cette course comme je prépare les courses difficiles : en identifiant les pièges (foule, technicité, départ, nutrition), puis en construisant une stratégie simple qui tient le jour J.


Ce que les articles “classiques” oublient : la course est aussi cognitive

Beaucoup de guides parlent du parcours, des paysages, des ravitos… et c’est utile.
Mais les Templiers ont une particularité : la densité + la technicité changent tes décisions, pas juste tes jambes.

Quand il y a du monde :

  • tu pars parfois trop vite “par inertie”
  • tu te retrouves à marcher/relancer hors de ton plan
  • tu perds du temps aux points clés
  • tu prends des décisions nutrition/hydratation au hasard (“je verrai au ravito”)

Et quand le terrain est exigeant :

  • tu dépenses plus d’attention (appuis, trajectoires)
  • tu oublies de manger/boire
  • tu surconsommes mentalement… puis tu craques “sans raison”

👉 Ton objectif, si tu découvres : construire un plan qui fonctionne même quand ton cerveau est déjà entamé.


Départ à 5h15 : la vraie question n’est pas “quoi manger”, mais “quand ton corps est prêt”

Le départ du Grand Trail est annoncé vers 5h15. :contentReference Et ce détail change tout, parce que la physiologie du matin (et de la nuit) n’a rien à voir avec un départ à 9h.

Le piège n°1 : vouloir “charger” juste avant le départ

À cette heure-là, beaucoup de coureurs ont :

  • un estomac pas totalement réveillé
  • un stress qui ralentit la digestion
  • une tendance à surdoser “au cas où”

Conséquence : nausées, écœurement, gels qui deviennent impossibles dès les premières heures.

Une stratégie simple (quand on découvre)

Sans donner de chiffres magiques, voici une logique qui marche très souvent :

  • avant le départ : viser facile à digérer + familier
  • premières 60–90 min : démarrer “bas”, installer le rythme (surtout si ça part dense)
  • ensuite : monter progressivement vers ta routine habituelle

Si tu veux un cadre clair pour éviter les slogans nutritionnels, lis aussi :


Foule + terrain technique : le duo qui casse les plans “parfaits”

Le jour J, ce n’est pas le plan le plus intelligent qui gagne.
C’est le plan le plus robuste.

1) Ton plan d’allure doit accepter l’imprévu

Si tu t’inscris aux Templiers, tu n’achètes pas seulement un parcours.
Tu “achètes” aussi :

  • des zones où tu ne peux pas courir comme prévu
  • des ralentissements
  • des relances qui coûtent cher

La bonne question n’est pas : “Quel pace viser ?”
C’est : “Quel effort moyen tenir, même si je subis des variations ?”

2) Ton plan nutrition ne doit pas dépendre du “timing parfait”

Sur une course dense et technique, le “je mange toutes les 20 minutes pile” explose.

À la place :

  • pense en fenêtres (ex : “entre maintenant et le prochain point clé, je dois avoir pris X”)
  • utilise des déclencheurs (ex : “à chaque ravito / sommet / grande descente, je check”)
  • simplifie au maximum tes décisions

Ravitaillements : le moment où les débutants perdent le plus (sans s’en rendre compte)

Avec ~2 700 coureurs sur le Grand Trail les ravitos ne sont pas juste des “pauses”. Ce sont des zones de friction :

  • tu t’arrêtes trop longtemps
  • tu prends des aliments “pas testés”
  • tu repars sans avoir bu
  • tu oublies de recharger correctement

Le meilleur hack quand tu découvres

Décider à l’avance :

  • ce que tu veux manger
  • ce que tu veux boire
  • ce que tu ne touches jamais

C’est exactement le principe de mon outil : partir de ton plan de course et te laisser définir quoi / quand / combien, pour éviter l’improvisation au pire moment.

➡️ Pour voir l’outil :

Pour construire ta logique de ravitos (même sans l’outil), tu peux aussi t’appuyer sur :


Matériel & règles : ne découvre pas ça la veille

Les organisations imposent généralement une réserve en eau minimale (ex. 0,75 L sur certaines épreuves du festival, dont le Grand Trail des Templiers).
Ce n’est pas un détail : ça influence ta stratégie (softflasks vs poche à eau, où tu recharges, combien tu portes).

Conseil de traileur “analytique” : ne choisis pas ton sac “par marque”, choisis-le par logique de course :

  • accessibilité (manger/boire sans t’arrêter)
  • stabilité (terrain technique)
  • simplicité (moins de manipulations)

À qui s’adresse vraiment le Trail des Templiers ?

Si tu découvres, voici la vérité simple :

  • ce n’est pas “juste” un 80 km
  • ce n’est pas “juste” un trail célèbre
  • c’est une course où l’émotion et la pression collective peuvent te faire dérailler… ou te porter

Le Trail des Templiers n’est pas une course classique, c’est une course chargée d’émotion.


Ce que je dirais à quelqu’un qui s’inscrit pour la première fois

Incontournable. Inoubliable. Au-delà de la course.

Mais prépare-toi comme si tu voulais “réussir” l’expérience, pas seulement “finir” une distance :

  • un plan d’effort robuste
  • une nutrition progressive (surtout avec un départ tôt)
  • des décisions simples aux ravitos
  • et une stratégie hydratation cohérente avec ton portage

Si tu veux, tu peux utiliser mon planner pour poser tout ça proprement (ravitos + nutrition + hydratation) en quelques minutes : ➡️ Planifier ma course


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