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Nutrition en hiver : faut-il surveiller son poids ou manger pour encaisser la charge ?

Entre kilos d’hiver, charge d’entraînement et récupération, comment ajuster concrètement sa nutrition en période hivernale sans saboter sa saison de trail.

Published January 12, 20264 min read769 words
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Traileur courant en montagne enneigée en hiver

« Affûté en janvier, cramé en juillet » : mythe ou signal d’alerte ?

Cet adage circule chaque hiver dans le monde du trail.
Il n’est pas faux… mais il est souvent mal interprété.

👉 Le problème n’est pas d’être affûté en janvier.
👉 Le problème, c’est d’y arriver par restriction, alors que la charge d’entraînement augmente.

L’hiver est une période paradoxale :

  • moins de compétitions
  • plus de volume, plus de D+, plus de fatigue cumulative
  • moins de signaux externes (pas de dossard, pas de chrono)

C’est donc la période où la nutrition doit soutenir l’entraînement, pas corriger le poids à tout prix.


La vraie question n’est pas « combien je pèse », mais « ce que je demande à mon corps »

En hiver, la majorité des traileurs sont dans l’un de ces profils :

🟢 Profil 1 — Volume en hausse, intensité modérée

  • sorties longues
  • D+ progressif
  • renforcement, ski, rando-course

👉 Objectif nutrition :
➡️ couvrir les besoins énergétiques
➡️ maintenir la disponibilité en glucides
➡️ favoriser la récupération

Dans ce cas, surveiller le poids au jour le jour est contre-productif.


🟠 Profil 2 — Charge élevée + intensités (seuil, côtes, PPG)

  • séances exigeantes
  • fatigue nerveuse
  • stress pro + météo + récupération imparfaite

👉 Objectif nutrition :
➡️ éviter le déficit énergétique chronique
➡️ stabiliser le poids plutôt que le réduire
➡️ préserver l’immunité et la qualité du sommeil

Un léger surplus calorique n’est pas un échec, c’est souvent un tampon physiologique.


Pourquoi « manger moins » en hiver est souvent une erreur en trail

Contrairement à la route :

  • le coût énergétique du trail est très élevé
  • le froid augmente la dépense
  • les terrains techniques sollicitent davantage les muscles et le système nerveux

📉 Réduire trop tôt les apports entraîne souvent :

  • stagnation de la progression
  • fatigue persistante
  • blessures de surcharge
  • troubles digestifs à la reprise des gels au printemps

👉 On ne « prépare pas » une saison d’ultra en créant une dette énergétique.


Faut-il accepter de prendre un peu de poids en hiver ?

Réponse courte : parfois oui.

Réponse utile :
👉 le poids n’est qu’un indicateur secondaire, jamais un objectif en soi.

Pose-toi plutôt ces questions :

  • Mes séances passent-elles correctement ?
  • Est-ce que je récupère d’un jour à l’autre ?
  • Mon sommeil est-il stable ?
  • Ai-je faim avant les séances ?

Si tout est au vert, 2–3 kg de variation hivernale n’ont aucune importance à long terme.


La vraie erreur : vouloir être « prêt » trop tôt

Ce qui mène au fameux :

affûté en janvier, cramé en juillet

ce n’est pas le poids bas, c’est :

  • la restriction prolongée
  • l’absence de périodisation nutritionnelle
  • l’oubli que la saison se joue au printemps / été

👉 La nutrition doit évoluer avec les blocs d’entraînement, pas avec le miroir.


Concrètement : comment ajuster sa nutrition en hiver

✅ 1. Manger autour des séances

  • glucides avant / pendant les sorties >1h30
  • vraie collation post-effort
  • dîner structuré les jours chargés

✅ 2. Différencier jours ON / jours OFF

  • jours OFF : un peu plus léger, mais jamais restrictif
  • jours ON : priorité à la disponibilité énergétique

✅ 3. Tester progressivement la nutrition de course

L’hiver est idéal pour :

  • tester gels / boissons
  • travailler la tolérance digestive
  • éviter de découvrir ça en mai

Pourquoi structurer tout ça devient vite compliqué

En pratique, beaucoup de traileurs jonglent avec :

  • des volumes variables
  • des sorties longues irrégulières
  • des sensations changeantes
  • des règles génériques (« mange moins », « 60 g/h »…)

👉 Sans visualisation, on finit par :

  • sous-manger les jours clés
  • surcorriger le poids
  • improviser la nutrition de course

Un outil de planification permet justement de :

  • relier charge d’entraînement et apports
  • visualiser les zones à risque (déficit, excès)
  • ajuster avant que les problèmes apparaissent

Ce n’est pas une vérité absolue, mais une aide à la décision quand la charge monte.


À retenir

  • L’hiver n’est pas une période de régime
  • Le poids n’est pas l’indicateur principal de performance
  • La disponibilité énergétique conditionne la progression
  • Ce que tu construis en hiver se paye… ou se récolte en été

👉 L’objectif n’est pas d’être affûté en janvier,
👉 mais solide, frais et prêt à encaisser quand la saison démarre vraiment.

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